Venu de la Silicon Valley, le poste de Chief Happiness Officer s’installe dans nos open-spaces. Au programme : développement personnel, bien-être, convivialité et… licenciement avec le sourire. Alors, ça veut dire quoi « Je suis CHO » ? explications.

Un peu d’histoire

Au début des années 2000, c’est un ingénieur américain salarié du géant Google, Chade-Meng Tan qui invente le poste de « super camarade ». Mr. Bonheur a créé un job original qui rencontre immédiatement un franc succès auprès des chefs d’entreprise. La coolitude heureuse peut alors s’exporter dans les startup du monde entier ainsi que dans les locaux des grandes multinationales : le métier de Chief Happiness Officer est né.

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La création du poste de CHO répond à une étude d’Harvard et du MIT : « un salarié heureux est deux fois moins malade, six fois moins absent et neuf fois plus loyal. ». Les problématiques managériales des petites et grandes entreprises sont alors gérées par les Chief Happiness Officer qui investissent leur temps (et leur sourire) au profit de la motivation et du taux d’engagement des salariés. Positifs et enthousiastes, les CHO envahissent les open-spaces de France en endossant le rôle de « responsable du bonheur ».

Les missions du Chief Happiness Officer

Le CHO travaille à tous les niveaux : de l’organisation d’événements à la gestion des réclamations des salariés, il est sollicité au quotidien afin de gérer les équipes, d’accueillir les salariés pour qu’ils se sentent bien et de s’assurer qu’ils disposent de tout ce dont ils ont besoin.

Le Chief Happiness Officer doit créer les conditions optimales au sein de son entreprise pour que chacun ait plaisir à venir travailler. Pour ce faire, en occupant une fonction à part entière, l’implication du CHO est grande et s’il n’est cependant pas un super-héros, le « responsable du bonheur » peut être en charge de ces différentes missions :

  • Créer une ambiance de travail positive
  • Accompagner les changements technologiques et structurels de l’entreprise
  • Mettre en place des services afin de faciliter la vie des salariés comme une laverie ou une garderie
  • Rester à l’écoute
  • Favoriser la cohésion

Le CHO au service de la marque-employeur ?

Le critère humain est devenu un point essentiel de la réputation des entreprises. De nombreux dirigeants ont bien compris qu’une mauvaise image en termes de management et de qualité de vie au travail pouvait être un frein important à la performance. Dans cette atmosphère, le poste de Chief Happiness Officer apparaît logiquement afin d’impulser un souffle positif dans les équipes : le CHO fait alors office de baromètre régulant l’humeur collective des équipes. 

Grâce aux « responsables du bonheur », il devient possible de valoriser le bon vivre au travail et de développer sa marque-employeur. Que cela soit sur le site internet de Great Place to Work ou dans les nombreux classements qui fleurissent sur le sujet du bien-être au travail, le Chief Happiness Officer devient un élément décisif pour que l’entreprise puisse se démarquer et retenir les profils clés pour l’entreprise. Le CHO, en travaillant chaque jour pour la santé morale des équipes agit sur l’image globale de l’entreprise et participe de ce fait à la notoriété de celle-ci encourageant les candidatures des meilleurs talents.

Décloisonner grâce au Chief Happiness Officer

Véritable ambassadeur de la culture d’entreprise, le CHO est un subtil mélange entre responsable RH et responsable communication : une façon de moderniser l’image utilitariste des RH et d’innover en communication interne ?

Ce poste transversal décloisonne l’entreprise et valorise la communication entre les différents départements. Le Chief Happiness Officer est à la fois médiateur, organisateur d’événements et facilitateur d’échanges. Un poste hybride qui vient bouleverser la structure des entreprises.

Avez-vous l’âme d’un Chief Happiness Officer ?

S’il ne doit pas être confondu avec le Directeur des Ressources Humaines, il peut parfois, selon la volonté de l’entreprise, occuper cette fonction. Axé principalement sur les relations humaines et le bien-être au travail, le CHO doit avoir de grandes capacités d’écoute, être organisé et faire preuve de générosité. Le Chief Happiness Officer a le sourire, même quand il s’agit de licencier un salarié, ou plutôt de « libérer » ce dernier si l’on se réfère au jargon du « responsable du bonheur ».

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